mercredi 20 octobre 2010
Quand les chiffres travestissent la réalité
Par Didier Müller, mercredi 20 octobre 2010 à 14:20 - Articles/revues
Quand les chiffres travestissent la réalité
Un article du Temps daté du 19 octobre 2010
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Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement
au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de
classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la
génération zapping de nos élèves. Ces textes courts
et ces vidéos, privilégiant le côté ludique des maths,
pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en
savoir plus.
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute
la francophonie.
mercredi 20 octobre 2010
Par Didier Müller, mercredi 20 octobre 2010 à 14:20 - Articles/revues
Quand les chiffres travestissent la réalité
Un article du Temps daté du 19 octobre 2010
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mardi 21 septembre 2010
Par Didier Müller, mardi 21 septembre 2010 à 07:28 - Articles/revues

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mardi 13 juillet 2010
Par Didier Müller, mardi 13 juillet 2010 à 09:01 - Articles/revues
Actuellement dans les kiosques :
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mardi 22 juin 2010
Par Didier Müller, mardi 22 juin 2010 à 15:32 - Articles/revues
Un ballon de foot fractal... et d’autres objets étranges.
Un superbe article de Jos Leys, paru dans Images des Mathématiques, avec des illustrations d'une beauté toute... mathématique.
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samedi 5 juin 2010
Par Didier Müller, samedi 5 juin 2010 à 15:13 - Articles/revues
Le but du problème des huit dames est de placer huit dames d'un jeu d'échecs sur un échiquier de 8×8 cases sans que les dames se menacent mutuellement, conformément aux règles du jeu d'échecs. Par conséquent, deux dames ne devront jamais partager la même rangée, colonne, ou diagonale.
Le problème des n dames est une généralisation de ce problème classique : on considère un échiquier nxn au lieu d'un échiquier 8x8. Bien que ce ne soit pas à proprement parlé un problème d'optimisation, il présente de nombreux avantages :
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jeudi 13 mai 2010
Par Didier Müller, jeudi 13 mai 2010 à 08:21 - Articles/revues
Comment choisir 1.000 parmi 100.000
De la hiérarchie militaire chez les Tatars
Intéressant article de Patrick Popescu-Pampu, Maître de Conférences, Université Paris 7. L'auteur présente la méthode utilisée par certains Tatars, telle qu’elle est rapportée par Marco Polo.
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vendredi 6 novembre 2009
Par Didier Müller, vendredi 6 novembre 2009 à 21:33 - Articles/revues
Les Dossiers de La Recherche n°37 - Novembre 2009 :
Le pouvoir des mathématiques
Edito
Les mathématiciens sont des explorateurs. Le plus intéressant pour eux n’est pas tant de « résoudre des problèmes » que de définir des buts à atteindre et, surtout, de découvrir des paysages inédits sur les routes qu’ils empruntent pour y parvenir. Les diverses explorations du XXe siècle ont été très fructueuses. Au fil des démonstrations de théorèmes, tel celui de Fermat, ou de conjectures, telle celle de Poincaré, des passerelles ont été jetées entre des régions très différentes des mathématiques. Le XXIe siècle sera tout aussi passionnant. En particulier grâce aux liens des mathématiques avec les autres sciences. Champs habituels d’applications, celles-ci sont sources de problématiques purement mathématiques. Avec la physique, les interactions, anciennes, sont toujours aussi riches. Avec la biologie et, surtout, l’informatique, née il y a à peine plus de cinquante ans, elles commencent, mais leurs promesses sont immenses.
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vendredi 21 août 2009
Par Didier Müller, vendredi 21 août 2009 à 07:40 - Articles/revues
Les génies de la science
N°39 mai - juillet 2009
D'Alembert, mathématicien des Lumières
Tout étudiant de mathématiques a appliqué ou entendu évoquer le théorème de D'Alembert(-Gauss) ou théorème fondamental de l'algèbre, le principe de D'Alembert en mécanique ou le critère de D'Alembert pour les séries. Cependant, D'Alembert réserve nombre d'autres surprises.
Sait-on qu'il a été secrétaire de l'Académie française et non de l'Académie des sciences ? Sait-on que son principal correspondant était Voltaire, plus que Lagrange ? Sait-on que la moitié de son œuvre mathématique se situe après l'Encyclopédie alors qu'on dit qu'il n'en faisait plus guère ?
Alors, qui est D'Alembert ? Grand géomètre aux dires des littérateurs et bon littérateur aux dires des géomètres? Rarement un auteur, surtout scientifique, a suscité des avis aussi tranchés et aussi opposés. L'édition en cours de ses Œuvres complètes permet un regard nouveau.
Ce dossier, fruit de ces recherches, sera donc l'occasion de découvertes et d'imprévus, mais aussi de doutes, ce qui n'aurait pas déplu à ce savant des Lumières.
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mercredi 29 juillet 2009
Par Didier Müller, mercredi 29 juillet 2009 à 08:12 - Articles/revues
Au sommaire, vous croiserez le fameux nombre pi —qui nous a accordé une interview exclusive— et vous passerez une journée à Preum’s Academy, l’émission TV pour nombre premiers. Sans oublier un passionnant retour dans le passé sur l’histoire des nombres.
SURTOUT, vous profiterez des 28 pages d’énigmes mathématiques pour ne pas laisser la poussière recouvrir votre belle cervelle.
Lire le début de l’interview du nombre pi.
Pour savoir comment les Chinois comptaient avec des baguettes.
Tester les jeux.
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mardi 7 juillet 2009
Par Didier Müller, mardi 7 juillet 2009 à 08:00 - Articles/revues
Pourquoi y a-t-il si peu de mathématiciennes ?
Jean-Luc Nothias, Le Figaro, 03/06/2009
HISTOIRES DE SAVOIR - Capacités intellectuelles ou problèmes d'orientation ? Jean-Luc Nothias s'interroge sur les vraies raisons de la faible présence féminine dans cette discipline.
C'est à la fin du XIXe siècle que les scientifiques commencèrent à s'intéresser, de manière «raisonnée», aux différences entre hommes et femmes du point de vue de leurs capacités intellectuelles respectives. La conclusion fut alors rapidement et «solidement» établie : le cerveau plus petit des femmes faisait que leurs capacités intellectuelles étaient limitées. Fort heureusement pour tout le monde, on n'en est plus là. Et les performances féminines, égales ou supérieures à celles des hommes, sont aujourd'hui reconnues. Pourtant, il reste, dans le monde de la science, quelques bastions où apparemment la masculinité l'emporte. C'est le cas des mathématiques.
Ainsi, à la Fondation Sciences mathématiques de Paris, un important pôle de recherche qui fédère de nombreux laboratoires français et regroupe environ mille chercheurs en mathématiques, il y a moins de 20 % de femmes. Une toute récente étude (PNAS, 2 juin), menée par deux scientifiques de l'université du Wisconsin (qui se prénomment toutes les deux Janet, Hyde et Mertz), a tenté de comprendre pourquoi il y avait tellement plus de mathématiciens que de mathématiciennes.
En analysant les données recueillies lors des épreuves d'évaluation dans le primaire et le secondaire (la plus vaste méta-analyse porte sur 3 millions d'individus), on constate qu'il n'y a aujourd'hui pas de différences de performances entre filles et garçons. Les capacités intellectuelles masculines et féminines sont en moyenne les mêmes.
En allant dans le détail, on voit que les filles ont, au début, un petit avantage pour le calcul, avantage qui disparaît par la suite. On ne trouve aucune différence en ce qui concerne la compréhension de concepts abstraits ou dans la résolution de problèmes complexes. Mais une différence apparaît en fin de cursus scolaire, les garçons prenant dans ce dernier domaine un avantage sur les filles. C'est le moment de l'orientation vers les études supérieures. Et, en France, il y a le système des classes préparatoires. Beaucoup moins de filles que de garçons vont choisir la voie des sciences dites «dures», parmi lesquelles les mathématiques. Pourtant, beaucoup de filles s'estiment «bonnes en maths», mais n'ont jamais envisagé d'y faire carrière ; un premier indice expliquant peut-être le faible nombre de femmes en mathématiques.
Pour tenter d'en savoir plus, les deux Janet ont voulu savoir s'il y avait une différence entre les «doués» ou «douées» en maths pour vérifier s'il y avait une «bosse» masculine. Là, les résultats sont mitigés et n'apportent pas une réponse claire. Car ils varient beaucoup en fonction de l'époque, du pays et du groupe socioculturel concerné. Une chose est sûre, la tendance est à une montée en puissance des femmes. Une fois encore, l'influence de l'environnement socioculturel semble importante.
Une «image» très masculine
Comme toujours, l'histoire peut apporter des enseignements intéressants. Y a-t-il, ou y a-t-il eu des génies féminins des mathématiques ? La réponse est oui. Et pas qu'une. L'une des plus emblématiques est Marie-Sophie Germain. Née en 1776, elle est l'une des premières mathématiciennes françaises autodidactes. Elle a sa «révélation» à 13 ans, et prendra un pseudonyme masculin, celui d'un ancien élève de l'École polytechnique, pour poursuivre ses travaux. Qui, revisités il y a peu, ont montré qu'elle avait imaginé les prémisses des travaux de Poincaré. Une équation, entre autres, porte son nom.
Mais aucune femme n'a encore eu la médaille Fields, l'équivalent du prix Nobel pour les mathématiques. Les maths font-elles peur aux femmes ? Interrogées, nombre de mathématiciennes le contestent. Mais des femmes ayant choisi d'autres disciplines scientifiques reconnaissent qu'elles n'ont même pas envisagé cette possibilité. Les femmes sont-elles traitées différemment des hommes quand elles sont mathématiciennes ? Elles, et ils, le démentent vigoureusement. Et on peut les croire.
Les dernières études d'imagerie cérébrale confirment qu'il y aurait bien une différence, non de capacité, mais de «fonctionnement» du cerveau des hommes et des femmes, en fonction de leurs centres d'intérêt. Mais ces recherches sur les différences n'en sont qu'à leurs balbutiements.
Mais il y a bien aussi, certains le reconnaissent, une sorte de problème d'image des maths. Et, même si cela est encore pire en informatique, les mathématiques véhiculent encore une «image» très masculine. Ce n'est de la faute de personne, mais il faudrait «désacraliser» les mathématiques. Mesdemoiselles et mesdames, à vous de jouer.
Source : Le Figaro
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mardi 16 juin 2009
Par Didier Müller, mardi 16 juin 2009 à 08:05 - Articles/revues
Les mathématiques sont partout : la théorie des graphes et la théorie du calcul s'immiscent dans des domaines où personne n'imaginait qu'elles avaient quelque chose à apporter. Dans un article publié il y a quelques mois (Computational Balloon Twisting:
The Theory of Balloon Polyhedra), Erik Demaine, Martin Demaine et Vi Hart proposent une analyse des questions mathématiques que soulève l'assemblage des ballons. Cette discipline, mineure mais qui plaît aux enfants, est pratiquée dans les numéros de music-hall. Les artistes obtiennent des formes animales, des fleurs, des personnages, ou des polyèdres. Son analyse marque peut-être la naissance d'une nouvelle spécialité mathématique.
Graphes et algorithmes pour ballons est un article de Jean-Paul Delahaye dans Pour la Science No 380 de juin 2009.

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jeudi 11 juin 2009
Par Didier Müller, jeudi 11 juin 2009 à 07:47 - Articles/revues
Un article intéressant dans Pour la Science de juin 2009 : La saga des trois petits octogones.
Les mêmes auteurs avaient déjà publié un article sur ce sujet dans la revue Matapli : Quatre petits octogones.
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samedi 30 mai 2009
Par Didier Müller, samedi 30 mai 2009 à 10:06 - Articles/revues
Le Nombre d'Or est connu depuis l’antiquité. Certains travaux attribuent sa découverte au peuple de Haute-
Egypte, d’autres considèrent que les Grecs en ont la paternité. Il est toutefois possible que les hommes
préhistoriques entrèrent déjà en contact avec ce nombre, sans en avoir conscience et les moyens de le
définir de manière rigoureuse. Par la suite, les civilisations qui y font allusion l’ont souvent considéré
pour ses vertus esthétiques. Bon nombre d’artistes, qu’ils fussent peintres, musiciens, architectes ou
sculpteurs, l’ont abondamment incorporés dans leurs oeuvres. La nature semble également faire usage
de ce nombre. La disposition des pétales d’une fleur, l’agencement des branches sur une tige ou encore la
forme d’un coquillage sont quelques exemples souvent cités. Toute la difficulté est de distinguer les théories
"douteuses" concernant le nombre d’or des réalités biologiques, mathématiques voire esthétiques.
C’est ce que nous désirons analyser et démontrer avec ce rapport en réévaluant les mythes qui y sont
attachés, tout en comprenant pourquoi ce nombre a eu un tel succès.
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jeudi 14 mai 2009
Par Didier Müller, jeudi 14 mai 2009 à 07:41 - Articles/revues
Article paru dans Le Monde du 4 mai 2009
Il est à peine 7 h 30, Anaheim s'éveille tranquillement en ce samedi d'avril. Cette banale banlieue de Los Angeles somnole encore quand 80 adolescents débarquent sur le parking de leur école privée, certains en Porsche, d'autres en BMW. Pour ces élèves de la Fairmont Preparatory Academy, le spring break, la pause des vacances de printemps, peut attendre : c'est bientôt l'heure de leur cours de mathématiques. Rien d'obligatoire, juste un cours d'approfondissement.
A peine arrivés, les élèves, âgés de 14 à 18 ans, se dépêchent de vider la classe de ses chaises et de ses bureaux. Un assistant du professeur inscrit, au feutre noir, sur la main de chacun, un chiffre (de 1 à 80). Ceux qui ont déjà été marqués papotent devant la porte d'entrée sur laquelle est collée une grande étoile dorée. Une étoile pour la star de l'école : le professeur de maths, Sam Calavitta, "Mister Cal" pour ses élèves.
La quarantaine passée, cheveux courts façon militaire, yeux couleur lagon, gueule de boxeur, ce prof au sourire immuable est un ovni de l'enseignement "made in USA". 8 heures. Après avoir salué ses élèves, il lâche : "C'est bon d'être champion du monde." Les élèves répètent la réplique en choeur. "Cette formule est un outil de motivation, explique le professeur. C'est une métaphore parce que je veux que mes élèves s'efforcent d'être les meilleurs."
Ce matin-là, le cours va commencer, comme souvent, par une compétition : la "Cal-competition". "Les numéros pairs à gauche, les impairs à droite", débite le prof. Ça hurle, ça rigole... "J'appelle d'abord les numéros 1 à 20, les deux équipes en ligne devant moi", clame-t-il. La règle est simple : deux élèves doivent résoudre une équation ou répondre à une question. Le gagnant va à l'arrière de sa file, le perdant est éliminé et va s'asseoir. Armé d'une pile de papiers à la main, Sam enchaîne les questions : "Dites-moi les trois noms des dérivés ?" Un élève se montre le plus rapide. "Yeahhhh, tu l'as...", crie le prof de sa voix rocailleuse. Tout le monde applaudit.
Enième question. Silence. Aucune des deux filles ne trouve la réponse. La tension monte, les cerveaux chauffent. "Maison", hurle le professeur. C'est une manière d'appeler Robert Shelton, 39 ans. Chargé de la sécurité de l'établissement, il aime participer à cette compétition pour "le plaisir". Robert tient un saut en fer rempli de jetons numérotés, y plonge la main, touille. "45 !", tonne-t-il. "45 ?", demande Sam. Un élève, qui lui montre sa main où y est inscrit ce numéro, répond à la question. Le 45 vient de sauver sa camarade, qui reste en jeu. On applaudit encore : d'ailleurs, c'est une obligation.
La Cal-competition se déroule en trois manches : une équation simple à résoudre ; le "flash", où le prof montre une formule qui doit être complétée ; des équations plus complexes. "Cette compétition a pour but de confronter les élèves, explique l'enseignant. S'ils veulent gagner, ça les oblige à être les meilleurs." Les vainqueurs de la compétition reçoivent comme récompense des "Cal bucks", sortes de faux dollars : des rouges, des verts, des gris. En cas de mauvaise note, avec ces billets, ils peuvent s'en acheter une meilleure. Le prof sourit : "C'est une bonne source de motivation. Ils sont plus impliqués quand on crée des situations où ils peuvent réussir."
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mardi 10 mars 2009
Par Didier Müller, mardi 10 mars 2009 à 09:07 - Articles/revues
Une très chouette introduction à la topologie sur le blog "Choux Romanesco, vache qui rit et intégrale curviligne". C'est par ailleurs un excellent blog avec des articles peu nombreux mais toujours intéressants et fournis.
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mercredi 4 mars 2009
Par Didier Müller, mercredi 4 mars 2009 à 09:57 - Articles/revues
Dans un article récent de Wall Street Journal « Doing the Math to Find the Good Jobs », on peut trouver les résultats d’un sondage sur l’attractivité des différents métiers aux États-Unis. Et, pour la première fois, les statistiques s’accordent à dire qu’aujourd’hui le meilleur métier serait celui de « mathématicien(ne) ». Il est suivi par « actuaire » et « statisticien(ne) ». La hiérachie établie par CareerCast.com a pris en compte le cadre du travail, les revenus, l’effort (physique) demandé ainsi que le stress qu’il peut causer.
Dans un contexte social très animé (pour ne pas dire tendu) depuis quelques semaines, voici, enfin, une bonne nouvelle pour les matheux et, plus généralement, pour les scientifiques. Car « faire des maths » est devenu une profession respectable, enviée et qui donne pleine satisfaction non seulement aux yeux des mathématiciens mais aussi à ceux qui ne la pratiquent pas (tous les jours, voire même pas du tout). Ceci est d’autant plus valorisant que le cliché vehiculé le plus souvent pour le mathématicien était celui du personnage distrait et rêveur, vivant en marge de la société à cause de ses préoccupations purement abstraites. Désormais ça sera peut-être chic d’être mathématicien...
Ce qui distingue les trois premières positions dans ce classement n’est pas la satisfaction d’ordre intellectuel que l’exercice du métier pourrait nous procurer mais le niveau des revenus. Le salaire annuel médian d’un mathématicien est d’environ 94160 $ selon cette étude, de 88146 $ pour un actuaire et respectivement de 72197 $ pour un statisticien. Ces chiffres sont en corrélation avec les études menées dans les universités américaines. Mais il faut savoir qu’aux États-Unis un nombre important de mathématiciens (c’est-à-dire des personnes ayant suivi une formation universitaire en mathématiques) sont attirés et employés en dehors du milieu académique, dans la finance, l’industrie, les assurances etc., contrairement à ce qui se passe habituellement en Europe. En effet, le mathématicien est défini (pour les propos de cette étude) comme celui ou celle qui applique des théories et des formules mathématiques pour enseigner et/ou résoudre des problèmes mathématiques, soit dans le processus éducatif soit dans un cadre industriel, financier ou commercial. Il va de soi que ceux qui créent et étudient les théories en questions sans pour autant chercher des applications immédiates trouveront leur place également parmi les premiers, bien qu’ils soient moins nombreux.
Ce n’est pas la première fois que les matheux se retrouvent bien classés. Le top des meilleurs emplois en 2007 donnait gagnant le métier de « biologiste » devant celui d’« actuaire » et d’« analyste financier » lequel devançait de quelques places seulement celui de « mathématicien ». Une apparition constante est l’« actuariat » qui loge aux premiers rangs depuis que ce genre de statistiques existent.
La valeur d’un tel classement est bien sûr toute relative. Tout ce que j’espère est que le soudain intérêt suscité par ce métier n’est pas présage de malheur. En 1999 « webmestre » figurait à la première place du top devant « actuaire » et « informaticien » et ça se passait peu avant que la grande bulle internet n’explose et les valeurs « nouvelles technologies » ne s’effondrent en bourse.
Source : Images des mathématiques
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lundi 2 mars 2009
Par Didier Müller, lundi 2 mars 2009 à 07:36 - Articles/revues
Edward Lorenz (1917-2008) n’était ni mathématicien, ni informaticien, ni physicien, ni météorologue, mais il était tout cela à la fois : un grand scientifique qui a laissé beaucoup de travail pour toutes ces professions. Il a même inventé un moulin à eau pour expliquer clairement ses idées sur le chaos...
Un très bel article sur le chaos avec de superbes animations sur le site Images des mathématiques.
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mardi 24 février 2009
Par Didier Müller, mardi 24 février 2009 à 07:55 - Articles/revues
Le numéro 377 de Pour la Science est particulièrement intéressant pour les mathématiciens, car il contient trois articles sur les maths :
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lundi 23 février 2009
Par Didier Müller, lundi 23 février 2009 à 10:56 - Articles/revues
Le volume 4.1 (Hiver-printemps 2009) de l'excellente revue en ligne québequoise Accromath (très bon titre au passage) est sorti. A déguster sans retenue, surtout qu'il y a un article sur Euler, mon mathématicien préféré.
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mardi 9 décembre 2008
Par Didier Müller, mardi 9 décembre 2008 à 09:38 - Articles/revues
Le Jura (Suisse) est à l'honneur dans le dernier numéro de Mathematice avec deux articles : un bilan maths-mitic dans le canton du Jura écrit par mon cousin (eh oui!) et un article de votre humble serviteur sur le site apprendre-en-ligne.net.
Et dire que certains pensent qu'il ne se passe rien dans le Jura. Je pense à une réunion à Lausanne qui me reste en travers de la gorge où une intervenante (dont je tairai le nom par politesse) montre un graphique qui laisse à croire que le Jura est à la traîne en informatique dans les écoles. Après une interruption vigoureuse de ma part, elle avoue qu'en fait elle n'a aucune idée de ce qu'on fait...
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