Ce blog a pour sujet les mathématiques et leur enseignement
au Lycée. Son but est triple.
Premièrement, ce blog est pour moi une manière idéale de
classer les informations que je glâne au cours de mes voyages en Cybérie.
Deuxièmement, ces billets me semblent bien adaptés à la
génération zapping de nos élèves. Ces textes courts
et ces vidéos, privilégiant le côté ludique des maths,
pourront, je l'espère, les intéresser et leur donner l'envie d'en
savoir plus.
Enfin, c'est un bon moyen de communiquer avec des collègues de toute
la francophonie.
Si vous voulez découvrir des anecdotes fascinantes sur des mathématiciens et mathématiciennes, venez découvrir le compte de Noëlle Krajcman curieuses histoires de mathématiques sur Instagram et Tiktok !
Entre la révolution et les guerres napoléoniennes, Sophie Germain a tant impressionné ses contemporains que Gauss la qualifia de « génie supérieur ». Elle était autodidacte.
Une récente découverte à travers les rayons X d’un tableau a révélé l’histoire cachée de Francis Williams, un mathématicien noir du XVIIIe siècle, dont l’incroyable intelligence scientifique a été volontairement ignorée pendant des siècles. Né esclave en Jamaïque, Williams a réussi non seulement à se libérer, mais aussi à atteindre des sommets intellectuels impressionnants, notamment dans le domaine de l’astronomie. Son portrait, longtemps considéré comme une satire raciale, célèbre en réalité ses compétences mathématiques remarquables, jusque-là négligées.
Si l’on vous dit que ses découvertes ont eu un impact considérable en physique théorique, qu’elles ont permis de reconsidérer en profondeur notre compréhension des rapports intimes entre l’espace, le temps et l’énergie, à qui pensez-vous ? Un autre indice : Einstein – non, ce n’est pas lui ! – parlait d’elle – elle ? – comme d’un « génie mathématique créatif considérable » et de ses théorèmes comme d’un « monument de la pensée mathématique ». Cette mathématicienne découvreuse de structures et de théorèmes fondamentaux dans plusieurs domaines des mathématiques, c’est Emmy Noether. Malgré les multiples obstacles qu’elle dut surmonter, ses étonnants théorèmes font d’elle un acteur crucial de la construction des fondements théoriques de la physique moderne.
Imaginez que quelqu’un vous dise : « Ce que je dis est faux. » Faut-il le croire ? S’il dit la vérité, alors ce qu’il dit est faux, ce qui veut dire qu’il ment. Mais s’il vous ment, alors ce qu’il affirme est vrai, et il n’est donc aucunement menteur. Ce paradoxe du menteur, formulé au VIIe siècle av. J.-C. par Épiménide le Crétois, montre l’existence d’énoncés qui ne sont ni vrais ni faux. Un argument similaire permet de montrer que même dans le cadre des théories mathématiques, excepté les plus simples, il y a des énoncés qu’on ne peut ni démontrer ni réfuter : on dit qu’elles sont incomplètes. L’auteur de cette découverte surprenante est Kurt Gödel, mathématicien et philosophe du XXe siècle, et l’une des figures les plus importantes de la logique moderne.
En 1904, le scientifique norvégien Wilhelm Bjerknes proposa un modèle mathématique destiné à prévoir l’évolution des océans et de l’atmosphère. Il posa ainsi les bases à la fois de la météorologie (prévisions à court terme) et de la climatologie (prévisions à long terme).
La découverte récente de documents datant du XVe siècle en Italie jette une lumière nouvelle sur l'histoire du point décimal, révélant que cet élément clé des mathématiques était utilisé bien plus tôt que supposé précédement.
Comment compte-t-on les manifestants ? Quelle est la probabilité que deux ministres aient la même date d’anniversaire ? Comment chiffrer et déchiffrer un message ? Peut-on faire une sphère avec une feuille de papier ?
Voilà autant de questions que la carte « L’univers des mathématiques » entend illustrer.
Créée en 2023 par CNRS Mathématiques (Insmi), cette carte met en image les domaines de la recherche en mathématiques et montre que les mathématiques répondent à des questions concrètes de notre vie courante.
La paternité du fameux concept mathématique a été attribuée à Pythagore, un mathématicien ayant vécu il y a 2 500 ans. Mais une étude révèle que les Babyloniens avaient déjà connaissance de la relation, plus de mille ans auparavant.